Bien le bonjour !

Pourquoi ce blog me direz-vous ? Et bien il fait suite à toute une série de recherches que j'ai entreprise dans le cadre de la rédaction d'un manuscrit. Oui oui un manuscrit que je suis en train d'écrire... manuscrit ayant pour objet la littérature Fantasy (comme vous devez vous en douter)... J'ai commencé à l'écrire il y a bien longtemps déjà... et je ne doute pas que j'achèverai ce travail dans bien longtemps également... caressant secrétement le doux rêve de me faire, un jour, publier.

Vous trouverez ici des documents et des informations glânés ça et là au gré de mes errances sur le net. En espérant que vous puissiez y apprendre des choses intéressantes...

N'hésitez pas à signaler votre passage par un petit commentaire, et si vous êtes vous aussi des auteurs en devenir alors je serai enchanté d'échanger avec vous !

Je vous souhaite à présent une agréable visite... !

Eussé

Samedi 5 juillet 2008

Voilà un mot bien compliqué pour désigner quelque chose de particulièrement présent dans la littérature Fantasy. Du grec anthropos : homme, et morphê : forme, l’anthropomorphisme est la tendance à attribuer aux animaux des caractéristiques propres à l’homme (sentiments, passions, actes, traits, paroles).

 Jean de la Fontaine a particulièrement bien exploité ce procédé, en faisant dire aux animaux ce qu’un homme n’aurait pu dire durant la période de censure instaurée par le Cardinal de Richelieu. Les animaux de ses fables étaient avant tout le produit d'un anthropomorphisme traditionnel qui participait d'une visée morale où l'homme était le premier concerné. Mais la Fontaine n’a rien inventé. Déjà au VIème siècle avant JC, Esope, un écrivain grecque, avait écrit les premières fables mettant en scène des animaux anthropomorphe.

 La littérature Fantasy a naturellement repris le concept d’anthropomorphisme. On peut notamment citer Aslan, le lion humanisé présent dans le Monde de Narnia de Clive Staples Lewis ou encore Iorek, l’ours blanc imaginé par Philipp Pulman dans la Croisée des Mondes.

 Mais les auteurs de Fantasy ont également fait évoluer l’anthropomorphisme. Ainsi aux animaux réels, sont venues rapidement se greffer de nouvelles races imaginaires. Tolkien, pour n’en citer qu’un, a ainsi immortalisé les Orques, Gobelins et autres Trolls.

 Si j’ai rédigé ce petit article c’est parce que l’anthropomorphisme est particulièrement présent dans mon manuscrit. Je n’y avais jamais réellement réfléchi jusqu’à présent, c’était quelque de parfaitement naturel dans mon esprit. Cependant, en prenant un peu de recul, je pense qu’il y a là une volonté inconsciente de mettre l’homme et l’animal à égalité. L’animalité n’est certainement pas le pendant de l’humanité, elle en serait même plutôt la substantifique moelle.





par Eussé publié dans : La littérature Fantasy communauté : Autres Mondes...
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Vendredi 21 mars 2008

J’ai lu récemment un article que j’ai trouvé particulièrement intéressant. Il traitait de la sexualité dans la littérature ou, pour être plus précis, de l’absence de lesbiennes, homosexuels et transsexuels dans les récits de Fantasy. Son auteur, transsexuelle, soulignait, je cite, « que dans la plupart des romans, le héro est un homme hétérosexuel, en général aux qualités plutôt associées à la virilité (force, autorité) et blanc, accessoirement. Sous prétexte qu'il s'agit d'univers moyenâgeux les femmes sont très souvent invisibles, même s'il y a parfois tout de même des femmes combattantes histoire de pouvoir glisser, à l'intérieur de la bande de guerriers, une histoire d'amour qui soit hétérosexuelle ». Il ajoutait également que « le vide est encore plus important pour les transsexuels puisqu'en général leur seule fonction est d'être des monstres psychopathes ».

Je reconnais que, dans mon manuscrit, et dans mes écrits en général, la sexualité, quand elle existe (quelques baisers très gentillets), est uniquement hétérosexuelle. Je ne m’étais même jamais posé la question quant à une autre éventualité. D’ailleurs je n’ai jamais lu de livres de Fantasy dont les personnages seraient autres choses que des hétérosexuels (si quelqu’un en connaît ?). Cependant je peux comprendre la difficulté (la frustration ?) des non hétérosexuels à se reconnaître dans des personnages qui ne leur ressemblent pas. Je n’ai lu qu’une seule fois une histoire dont le héro n’était pas hétérosexuel. Il s’agissait en fait d’un manga, No Bra, en 5 volumes de Kenjiro Kawatsu. Le personnage principal était un garçon qui, pour dire la vérité, ne ressemblait pas du tout (mais alors pas du tout) à un garçon... non, il ressemblait à une fille (et vraiment très jolie en plus), et cette dernière tombait follement amoureux d’un autre garçon. Bref... autant vous dire que j’étais assez réservé sur l’intérêt de l’histoire et sur sa capacité à me captiver. Et bien je me suis finalement surpris à l’adorer et j’ai dévoré les 5 volumes en quelques jours (je vous recommande d’ailleurs vivement la lecture de ce manga).

Si ce manga m’a enchanté, je concède que je ne me vois que timidement m’aventurer à parler de relations homosexuelles dans mes écrits. J’avoue que ce n’est pas mon cadre de référence naturel, mais bon... pourquoi pas après tout. C’est une idée qui peut-être intéressante à creuser, encore faut-il qu’il y ait un intérêt à en parler. En effet, je pense qu’il faut avant tout se garder de réduire un personnage à sa sexualité. Et je terminerai en posant cette question : Frodon était-il homosexuel ? Bisexuel ? Hétérosexuel ? ou Transsexuel ? Je vous avoue que, pour ma part, je me fiche royalement de le savoir...

 

par Eussé publié dans : La littérature Fantasy communauté : Autres Mondes...
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Vendredi 3 août 2007
Un article très intéressant intitulé « Heroic fantasy et modernité » écrit par Michel DELVILLE, chargé de cours en littérature anglaise moderne et littérature américaine (faculté de Philosophie et Lettres de Liège). Il a été publié dans la revue d’études anglophones « Sources », quatrième trimestre 2001
 
par Eussé publié dans : La littérature Fantasy communauté : Autres Mondes...
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Jeudi 26 avril 2007

 

 

 Elbakin or not
 
J’ai découvert à ma grande surprise que l’on ne pouvait critiquer impunément la littérature Fantasy. Tout à commencé par un message laissé sur le forum du site Elbakin (bon j’avoue que le message était un tantinet virulent... mais il n’y avait quand même pas de quoi fouetter un Troll). J’expliquais en quelques mots que, pour moi, le Seigneur des Anneaux de Tolkien était de loin l’un des meilleurs livres de Fantasy que j’avais lu et que la plupart des auteurs après lui ne lui arrivaient pas à la cheville et que beaucoup se contentaient se surfer sur le succès de la Fantasy pour faire grossir leur compte en banque en écrivant des bouquins de qualité moyenne à la chaîne... bref, tout ça pour dire que parmi le flot de livres sur la Fantasy très peu sont littérairement de qualité.
 
Je partais du postulat qu’étant un fan de ce que j’appelle la Fantasy (je vous passe la multitude de sous-genres) je pouvais me permettre d’exprimer une opinion qui est la suivante : il n’y a que très peu de bouquins de Fantasy qui méritent le titre de « livre ». Maintenant je pose la question suivante : est-ce grave de dire cela ?? Est-ce que je suis anormal en pensant que le Seigneur des Anneaux est mieux écrit qu’Eragon (pour n’en citer qu’un) ? Et bien oui... je dois certainement être anormal car je me suis rendu compte qu’en exprimant cette opinion j’ai été aussitôt jugé comme un révolutionnaire bolchevique qu’il faudrait immédiatement euthanasier.
 
Prétention et vanité
 
Quels sont en fait les livres de Fantasy que j’ai adoré (et que j’adore)... c’est simple, il s’agit de livres où il n’y a pas d’anachronismes, où il n’y est pas pratiqué un français familier (ou pire approximatif) et où les phrases glissent agréablement dans l’oreille : Le Seigneur des Anneaux, Bilbo le Hobbit, Le Dernier Elfe, Narnia. Je ne prétend pas avoir tout lu, mais jusqu’à présent force est de constater que ces quatre ci se détachent nettement du lot. Entendons nous bien, je ne parle pas ici de l'histoire, de l'intrigue, mais bel et bien de la manière d'écrire. 
 
Pour ce qui est des autres livres, de Gemmell à Paolini en passant par Hobbes ou Brooks... je suis désolé mais faut arrêter de dire que ce sont des chefs d’œuvre ! Ok ils sont sympas à lire, soit, mais qu’on ne vienne pas me dire qu’ils peuvent être rangés dans le même tiroir que les quatre que j’ai cité plus haut. Ce sont des livres faciles à lire (et je peux comprendre que certains préfèrent des livres faciles à lire), mais faut arrêter de nous présenter leurs auteurs comme les « nouveaux Tolkiens » de la Fantasy. Et c’est pas parce qu’ils se vendent bien que c’est un gage de qualité non plus, auquel cas on va vite se retrouver à hisser Paul Loup Sulitzer au même rang que Victor Hugo ! Si l’objectif c’est de « manger » de la Fantasy alors oui ok on achète tout ce qu’on trouve et on dit que c’est génial. Si par contre l’objectif c’est de lire des livres de qualité, de la véritable littérature, et bien je dis qu’il n’y en a pas tant que ça.
 
Cependant, m’appuyant sur la réponse qui m’a été faite sur le forum d’Elbakin (à savoir que c’était même pas la peine d’entamer une discussion avec un individu tenant des propos pareils), je me suis naturellement fortement remis en question (soupir...). Après tout qui suis-je pour me permettre de dire qu’une bonne part de la littérature Fantasy est de médiocre qualité... einh ? Non mais c’est vrai de quel droit je me permettrais d’avoir une opinion pareille ? Il faudrait non seulement être sacrément prétentieux mais également avoir de la bouse d’oliphants sur les yeux, sans parler de tous les livres que je n’ai pas lu et que je range par la force des choses dans le même panier. Aussi ai-je décidé d’aller voir un peu plus loin que le bout de mon nez pour savoir comment était perçue la Fantasy au-delà du seul cercle des initiés fanatiques.
 
Quid des critiques littéraires ?
 
Selon les dires de certains grands anciens, il y aurait eu une époque (pas si lointaine) durant laquelle les critiques littéraires qualifiaient les auteurs de Fantasy d’auteurs « de seconde zone ». Diantre ?! Même Tolkien fut épinglé comme ayant peu de talent narratif et aucun instinct de la forme littéraire.
 
Fort heureusement cette vision sectaire de la Fantasy a évolué depuis ces temps obscurs... on commence même à la voir comme une littérature à part entière. Or dans cette littérature acceptée de tous, il apparaît qu’il y aurait de bons... mais aussi de mauvais auteurs ! A croire certains critiques littéraires il existerait même des livres dont le style est pauvre et agrémenté de verbiages et autres anachronismes. M’aurait-on donc menti à l’insu de mon plein gré ?! Les mauvais auteurs existeraient-ils réellement ou bien ne serait-ce qu’une légende infondée ?!
 
En fait, je pense qu’il existe beaucoup de livres que l’on pourrait qualifier de « good bad books » (pour citer Orwell). Ce sont en fait des livres, qui sans être des œuvres littéraires extraordinaires (sans être de la véritable littérature), se laissent lire. C’est par exemple le cas du cycle des Pierres Elfiques de Shanara... des livres qu’on lit avec plaisir mais sans être non plus merveilleusement transporté (comme on peut l’être de « l’ile au trésor » de RL Stevenson,  de « Ravage » de Barjavel, de la « Tour Sombre » de Stephen King... ou, dans le domaine de la Fantasy, du « Dernier Elfe » de Silvana de Mari (pour ne citer que ceux là)).
 
Quoiqu’il en soit c’est une vision personnelle de la Fantasy... et j’accepte toute critique et point de vu différent.
 
Repentance
 
Pour terminer je dirai que, pour ma part, en Fantasy, il n’y a pas d’écrivains, il n’y a que des conteurs d’histoires. Cette façon d’appréhender la Fantasy guide bien sûr ma façon d’écrire qui a tendance à transformer une histoire en un conte. Or dans un conte je considère qu'on ne peut se permettre d’écrire familièrement, d’avoir un style à la Stephen King... c’est peut-être finalement ce qui me gène le plus dans beaucoup de livres de Fantasy, et aussi peut-être ce qui plait à tant d'autres.
 
Sources :
par Eussé publié dans : La littérature Fantasy
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Vendredi 13 avril 2007
 
Ha Québec…. Je n’y ai habité que peu de temps mais cela a suffit pour que j’y laisse une partie de mon esprit. Suffisamment longtemps cependant pour m’y faire des amis, et également pour connaître les amis de mes amis. C’est ainsi qu’un beau jour, ou bien était-ce un jour tout à fait moche (j’avoue que je ne m’en souviens plus), l’ami d’un ami justement, qui est devenu depuis une connaissance appréciée, et avec qui j’aime beaucoup échanger par internet (ça coûte toujours moins cher que l’avion), m’envoie un mail de Montréal pour me féliciter de mon blog et de la rédaction de mon manuscrit, et de me citer pour exemple Anne Robillard. « Anne Robillard ? Crisse de caribou ! » me suis-je alors exclamé. Mais qui était donc cette Anne Robillard ?! Et c’est là qu’il m’explique que Mlle (Madame ?) Robillard était secrétaire dans une société dans laquelle travaillaient des collègues à lui, et qu'elle a plaqué son job du jour au lendemain avec pour dessein de faire publier un petit manuscrit qu’elle avait écrit. Résultat : un million d’exemplaires vendus au Québec de son roman « Les Chevaliers d’Emeraudes ». Sympa le pti manuscrit ! Je vous conseille d'y jeter un petit coup d'oeil... le premier tome vient de sortir en France chez Michel Lafon.
Synopsis : L'Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes du continent d'Enkidiev. Bientôt, la terre de Shola subit les attaques féroces des sinistres dragons et des impitoyables hommes-insectes. Pourquoi les troupes d'Amecareth reviennent-elles sur le continent après des siècles de paix, mettant à feu et à sang le royaume glacé de Shola ? Les sept Chevaliers d'Émeraude - six hommes et une femme - sont les seuls à pouvoir percer ce mystère, inverser le destin et repousser les forces du Mal. Ils devront pour cela accomplir l'étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de deux ans, au sort du monde.
 
Une foule de renseignements super intéressants sur le site de l'auteur !
par Eussé publié dans : La littérature Fantasy
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