Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : La Taverne des Trois Petits Trolls
  • : Ressources documentaires pour amateurs de littérature Fantasy et écrivains en devenir...
  • Contact

Bien le bonjour !

Pourquoi ce blog me direz-vous ? Et bien il fait suite à toute une série de recherches que j'ai entreprise dans le cadre de la rédaction d'un manuscrit. Oui oui un manuscrit que je suis en train d'écrire... manuscrit ayant pour objet la littérature Fantasy (comme vous devez vous en douter)... J'ai commencé à l'écrire il y a bien longtemps déjà... et je ne doute pas que j'achèverai ce travail dans bien longtemps également... caressant secrétement le doux rêve de me faire, un jour, publier.

Vous trouverez ici des documents et des informations glânés ça et là au gré de mes errances sur le net. En espérant que vous puissiez y apprendre des choses intéressantes...

N'hésitez pas à signaler votre passage par un petit commentaire, et si vous êtes vous aussi des auteurs en devenir alors je serai enchanté d'échanger avec vous !

Je vous souhaite à présent une agréable visite... !

Eussé

27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 10:41

On les appelle les Afars et on les trouve dans tout le nord de l'Ardèche...  et voici la légende en question sur laquelle je suis tombé et que je me suis empressé de copier/coller sur ce blog...


 

 

  

 Les Afars appartiennent au « Petit Peuple », ils font partie de la grande famille des lutins. Ils ont à peu près la taille d’un enfant de six ans ; ils sont tout noirs mais pas noirs de peau, non… noirs parce que couverts de poils de la tête aux pieds. Ils ont aussi de longues oreilles en pointe et de petits yeux brillant de malice qui leur permettent de se guider dans l’obscurité à la manière des chats.

 Les Afars habitent dans les grottes, les souterrains et, à la nuit tombée, ils sortent et vont chaparder de la nourriture dans les champs, dans les jardins ou quelquefois même jusque dans les caves : du blé, des carottes, du choux, des raves, des truffoles (c’est quoi des truffoles ??), des pommes, des châtaignes…

 Quand, sur leur chemin, ils rencontrent une vache qui passe la nuit dehors, ils vont la traire pour boire son lait puis ils lui tressent les poils de la queue (tiens ?... ils ont de drôles d’occupations quand même !?).

 Mais les Afars ne prennent que ce qu’il leur faut pour vivre ; ils savent se contenter de peu.

 Ils peuvent être employés comme gardiens de trésors par les fées (de mieux en mieux !! Pourquoi j’ai pas eu un Afar quand j’étais pti !!! J’aurais du en commander un au Père Noel !!), les enchanteurs, les magiciens et même le Diable. Près de Saint-Julien-Vocance, au sommet du Chirat Blanc, ce sont eux qui gardent le « Peitel » d’or (kézako ?). Après le travail, pour se distraire, ils font des rondes endiablées autour des rochers.

 Les Afars aiment aussi beaucoup faire des farces aux humains. Autrefois, leur farce favorite consistait à monter sur les toits des maisons et à s’asseoir sur les cheminées pour les empêcher de tirer. Ils riaient beaucoup de voir les gens ouvrir portes et fenêtres puis sortir en toussant car la fumée avait envahi la cuisine (on s’amuse comme on peut...).

 J’ai entendu raconter qu’un samedi matin, une femme revenait du marché quand, en passant chemin de Saint Denis, elle sent son panier devenir de plus en plus lourd… A vrai dire bien trop lourd pour les quelques provisions qu’il contient. Finalement, elle s’arrête, pose le panier par terre et l’ouvre délicatement… A ce moment, un Afar lui saute au nez en riant aux éclats et s’enfuit à toutes jambes avec le saucisson qu’elle venait d’acheter (sacrés Afars va...).

 Cependant voyez-vous, il y a une loi chez les Afars qui bride leurs mauvais instincts : s’ils ne sont pas obligés de faire le bien, ils ne doivent en revanche jamais faire le mal ! A la charge des victimes de déterminer la frontière et d’obliger nos farceurs à respecter la règle s’ils sont allés trop loin.

 Parfois certains hommes se mettent en tête de capturer des Afars. Ce n’est pas si simple mais voici comment on s’y prend.

 Vous devez d’abord vous munir d’une corde bien solide et d’une jolie paire de sabots. A la tombée de la nuit vous déposez vos sabots à l’entrée du refuge d’un Afar ; puis vous allez vous cacher ni trop loin, ni trop près. La nuit tombe, il fait de plus en plus noir et tout d’un coup vous apercevez deux petits yeux ronds brillant dans l’obscurité qui regardent à droite… à gauche… et qui viennent se poser sur vos sabots. Ah, ces sabots… comme ils sont beaux ! Notre Afar a bien envie de les enfiler mais il n’ose pas… alors il tourne autour… mais à la fin, la tentation est trop forte… il glisse un pied puis l’autre…

 C’est le moment de sortir de votre cachette. Le matru (le matru ?? c’est à se demander si je viens bien du même endroit !?) va essayer de s’enfuir mais comment courir avec des sabots si lourds et bien trop grands pour de tout petits pieds ? Il suffit alors de vous jeter sur lui, de le ligoter solidement avec la corde et de l’emporter sous votre bras. Puis, une fois arrivé à la maison, vous pouvez l’enfermer, au choix, à la cave ou au galetas.

 Et voilà ! Mais un Afar capturé est malheureux, il pleure toute la journée, il ne parle guère ou alors vous le comprenez mal : il s’exprime en une langue inconnue où reviennent souvent les syllabes de « micoulou-oû...coucoulou-oû. » Et puis, surtout, faites bien attention de ne jamais saler la nourriture que vous donnez à un Afar. Un seul grain de sel sur sa langue et il ne pourra plus jamais retourner parmi les siens. Il sera condamné à errer solitaire… plus tout à fait Afar, ni tout à fait humain… (oula... on va surtout pas lui donner du sel alors ! et puis c’est mauvais pour son hyper-tension également !).

 De plus, lorsqu’un Afar a été enlevé, les autres viennent la nuit rôder autour de la maison et crient : « surtout ne révèle pas le secret de la sauge ! ». Ah, le secret de la sauge… nous touchons là le plus grand mystère des Afars (ha ??). Nous autres, humains, connaissons bien la sauge comme plante aromatique utilisée par les cuisinières pour parfumer leurs plats ou comme plante médicinale aux multiples vertus. D’ailleurs, un célèbre proverbe dit : « Qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin » (moi je connais un autre proverbe qui dit « Heurchon gourmand, deviendra grand » mais bon ça ne parle pas de sauge...).

 Mais il y a beaucoup plus étrange… les sorcières savent que la sauge fait partie des plantes sacrées depuis la nuit des temps et elles cueillent ses pouvoirs magiques une fois par an à l’heure qui n’existe pas (ha bon ???)… instant fugace entre le coucher de la lune et le lever du soleil.

 Mais hommes et sorcières ignorent tout du secret qui lie la sauge et les Afars…

 Revenons maintenant à notre petit prisonnier enfermé dans la cave ou le galetas. Il réussit souvent à s’enfuir en se glissant par une fine ouverture ou bien vous le relâchez car il vous fait regret à pleurer tout le jour.

 Il arrive aussi que les Afars enlèvent de petits humains pour les élever avec leurs propres enfants. S’ils veulent récupérer leur petiot, les parents doivent procéder comme pour capturer un Afar. Cependant, même après avoir ramené l’enfant au logis, les Afars rôdent toujours à minuit autour de la maison pour le réclamer comme un des leurs en appelant « Oh Miou-oû ! oh Miounetto ». Les parents doivent alors fermer soigneusement portes et fenêtres et souvent retenir l’enfant de force car il a toujours envie de retourner parmi les Afars qui l’aiment tant.

 Aujourd’hui, bien peu de gens peuvent se vanter d’avoir vu des Afars. On dit même qu’ils s’en seraient allés depuis que l’angélus sonne. Le tintement des cloches éloigne la grêle mais aussi les « esprits ».

 D’autres disent qu’ils ont tous péri sous des éboulis.

 En vérité, je ne crois pas qu’ils aient vraiment disparu mais ils ne se montrent pas à tout le monde, voilà tout. Ils sont devenus méfiants à cause des misères qu’on leur a faites. J’ai entendu dire que certains mettaient des clous dans les sabots pour leur blesser les pieds et les attraper plus facilement (c’est vraiment méchant ça !!) ou que les paysans leur tiraient dessus avec des fusils à pierre quand ils les surprenaient dans leurs champs (saleté de paysans !!! Ca leur suffit pas de tuer les renard faut qu’ils s’en prennent aux Afars en plus !!). Bien sûr, il est arrivé qu’un jardinier leur laisse quelques fruits, quelques légumes à récolter ou que des fermières donnent du lait aux mères Afars qui en avaient besoin pour leurs enfants. Mais c’était bien rare.

 A vrai dire, si vous voulez avoir une chance d’apercevoir des Afars un jour, vous devez avant tout… les aimer… puis faire preuve de beaucoup de patience et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais aujourd’hui, la patience se fait rare ! Et enfin, garder à tout âge le cœur ouvert au rêve…

Partager cet article

Repost 0

commentaires

linaltara 20/01/2009 22:04

Bonjour Eusse!Je viens de découvrir votre blog en effectuant des recherches sur les afars... Bravo pour votre travail et pour le graphisme agréable de votre page!Je serai curieuse de connaitre la source de votre récit, si cela ne vous dérange pas... notamment en ce qui concerne leur rapport à la sauge (?). Sinon, je bisse le précédent commentaire: les truffles sont bel et biens des pommes de terres en pays ardéchois!

Une ardéchoise du nord^^ 20/07/2008 23:58

En fait la truffole c'est une variété de pomme de terre de la région (saint alban d'ay), juste un peu plus petite que les autres...

Eussé 22/07/2008 11:24


Et bien je me coucherai moins bête ce soir !!!! Honte à moi de ne point savoir ça... :o)


Mr.Lovegood 15/05/2008 17:19

Très intéréssant ces révélations et histoires sur les Afars et pour parler des truffons je pensse que sa apartien a la famille des trufes et peut être est ce même une petite truffe mais dans ce cas la ne serèce pas une truffette ?! 

Eussé 05/06/2008 10:10


Oula... tu me poses une colle...