Bien le bonjour !

Pourquoi ce blog me direz-vous ? Et bien il fait suite à toute une série de recherches que j'ai entreprise dans le cadre de la rédaction d'un manuscrit. Oui oui un manuscrit que je suis en train d'écrire... manuscrit ayant pour objet la littérature Fantasy (comme vous devez vous en douter)... J'ai commencé à l'écrire il y a bien longtemps déjà... et je ne doute pas que j'achèverai ce travail dans bien longtemps également... caressant secrétement le doux rêve de me faire, un jour, publier.

Vous trouverez ici des documents et des informations glânés ça et là au gré de mes errances sur le net. En espérant que vous puissiez y apprendre des choses intéressantes...

N'hésitez pas à signaler votre passage par un petit commentaire, et si vous êtes vous aussi des auteurs en devenir alors je serai enchanté d'échanger avec vous !

Je vous souhaite à présent une agréable visite... !

Eussé

Clients d'la Taverne

Dimanche 25 février 2007

"Heurchon gourmand, deviendra grand" (Heurchon - dimanche 25 février - 8h55)

par Eussé publié dans : Manuscrit
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 24 février 2007
Pour être un Heurchon... il faut aimer les chataignes ! (Heurchon - Samedi 24 février - 11h42)
par Eussé publié dans : Manuscrit
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 22 février 2007

Pendant que certains se demandent ce qu’ils vont manger ce soir ou le temps qu’il va faire demain... d’autres, plus tordus certainement, se demandent s’il existe des trolls qui ne sont pas uniquement méchants et stupides. J’avoue que je fais partie de cette deuxième catégorie... ceux dont les nuits sont hantées par ces créatures colossales : les trolls. Et la même question me revient encore et encore... sont-ils donc tous méchants ??? Voilà t’y pas là une question qu’elle est intéressante ?? N’existerait-il pas, dans des régions éloignées et perdues, des trolls sympathiques ??...

  Dans la mythologie nordique, le troll est un être vivant dans les montagnes ou les buttes (bergtroll). La légende nous explique que les trolls étaient des géants qui avaient surgi du corps d'Ymir (me demandez pas qui c’est, vous ne serez ainsi pas déçu par la réponse) ; ils symbolisent les forces naturelles dans leur énergie élémentaire. Les trolls étaient originellement plutôt considérés comme bêtes et naïfs que comme malfaisants. Comme l'Église n'arrivait pas à éliminer les croyances populaires, elle a fait du troll soit un être de petite taille et espiègle (semblable aux lutin ou korrigan du folklore français) soit voir un monstre dans certaines légendes. Avec l'effritement de l'influence luthérienne en Scandinavie, le troll a cessé d'être considéré comme un monstre, sans pour autant retrouver sa grandeur ancestrale : c'est désormais une drôle de créature, à laquelle on attribue telle ou telle anecdote cocasse, qui sert à expliquer la présence d'une bizarrerie dans le paysage (rocher lancé par un troll, par exemple). Conclusion : au mieux idiots, au pire malveillants.

 Loin de cette explication historique et scientifique, que d’aucuns qualifieront de folklorique, la véritable explication a, quant a elle, été délibérément cachée au public. En effet ce qu’on ne vous dit pas c’est que le Troll entrant en contact avec l’eau se transforme en caillou. Au fil du temps tous finirent donc par se changer en caillou. Et ils restèrent ainsi longtemps, très longtemps, jusqu’au jour où ils furent enfin réveillés (par qui ? par quoi ?...la légende ne le dit pas...). Malheureusement pour nos trolls, lorsqu’on ceux-ci ont pu sortir de leur torpeur minérale, les siècles d’immobilité avaient perverti leur esprit jadis simplement coquin pour en faire des créatures vicieuses. Et nous voilà finalement rendu au même point... les trolls sont malveillants !

  Chez Tolkien, les trolls furent créés par Melkor au premier Âge du monde, mais leur origine n'est pas connue. Sylvebarbe, dans le Seigneur des Anneaux, en parle et compare leur force à celle des Ents. Dans Bilbo le Hobbit, ils sont décrits comme très grands (une bonne dizaine de mètres de haut), puissants, laids et particulièrement stupides. Leur peau épaisse les protège des coups, mais la plupart se transforment en pierre sous les rayons du soleil. Ils vivent dans des cavernes. Ils amassent des trésors, tuent pour le plaisir et mangent homme, hobbit, nain ou elfe dès qu'ils peuvent. De pire en pire donc... d’idiots et malveillants nous passons maintenant à sanguinaires !

 Voilà donc ou j’en était rendu il y a quelques mois... je n’avais trouvé nulle trace de trolls sympathiques, intelligents, animés de bonnes intentions... aussi germa dans mon petit cerveau une idée lumineuse (ampoule basse consommation... développement durable oblige)... j’allais créer une nouvelle race de troll pour mon manuscrit (aide-toi et le ciel t’aidera).

 

 

 

 

par Eussé publié dans : Les Trolls
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 21 février 2007

LUTINS :

 Les lutins sont des êtres fantastiques, espiègles et facétieux, tantôt bienfaisants, tantôt malfaisants. D'allure gracile, ces représentants du Petit peuple, portent un long bonnet pointu - comme leurs oreilles. Certains lutins n'hésitent pas à rendre service aux humains ; ce sont les lutins domestiques. Autrefois, dit-on, chaque chaumière avait son lutin. Il aidait les servantes et surveillait la cuisson, il consolait les enfants tristes et prenait soin des animaux. Mais il ne fallait pas manquer de respect à son égard, au risque de le perdre à jamais ou bien qu'il jouât les plus vilains tours. D'autres lutins vivent au sein de la nature : lutins des forêts, des collines, des champs, des lacs, des souterrains, des pays gelés. Plus farouches, ils ont un aspect et un goût vestimentaire qui rappellent l'endroit où ils vivent. Par exemple, les lutins des forêts ont parfois la barbe verte comme la mousse, une peau d'écorce, des colliers de petits fruits. Une jeune feuille de rhubarbe sauvage leur sert de chapeau... D'autres noms servent à désigner les lutins : lupins, lubins, luprons, luitons, ludions, letiens, nutons. Les femmes lutins sont appelées généralement lutines et lupronnes.

  SOTTAI :

 Un sottai est un lutin cavernicole belge. D'après les récits populaires, ils étaient très petits et basanés. Ils portaient des cheveux longs retombant en boucles crépues. On pense que leur nom provient du wallon «so tèr», qui désigne un homme qui vit sous terre. Les grottes de la vallée de la Vesdre servaient d'habitation à ces nains. Ils réparaient ce qu'on posait près des ouvertures en échange de nourriture.

 FARFADET :

 Le farfadet mesure une cinquantaine de centimètres, ridé, la peau mate. Il est très farceur, joue parfois des tours aux humains. Il aime à courir dans les prés, les champs de lavande. Parfois le farfadet s'installe près d'une maison et s'occupe de son entretien, ainsi que des animaux, du jardin… On dit également qu'il lui arrive de réparer des outils, des chaussures, des choses cassées. Pour tous les services qu'il rend, il apprécie un verre de lait, des gâteaux de miel, mais n'acceptera pas de nouveaux vêtements, en remplacement des haillons qu'il porte. Les farfadets sont présents dans le Sud, ainsi qu'en Vendée, en Poitou. Ils vivent dans des galeries qu'ils creusent eux-mêmes. On raconte que les farfadets cachent leurs trésors dans le creux des chênes au pied des arcs-en-ciel. Membre éminent du petit peuple, le farfadet est parfois appelé fadet, ou également follet, car il apparaît de temps en temps sous forme de feu follet.

par Eussé publié dans : Lutins, Sottais et Farfadets
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 19 février 2007

Voici un prologue qui était censé débuter mon manuscrit... il a finalement été jeté aux orties car il ne me convenait pas du tout... un tout nouveau prologue lui a ainsi succédé, qui ne reprend rien du tout du premier, ce qui n'est finalement pas plus mal  ! Le but du jeu étant avant tout d'accrocher le lecteur dès les premières lignes... pour qu'il ait envie d'en lire d'avantage.

--------------

             En cette fin du mois de février, Orïn et Lömmb s’étaient levés tôt. Ils avaient décidé de partir chasser. La veille encore, Orïn avait repéré de nombreuses traces de sangliers dans la forêt et, bien qu’ils ne fussent pas des chasseurs aguerris, ils espéraient ramener du gibier à la maison lorsqu’ils rentreraient le soir venu.

             Orïn et Lömmb venaient de fêter leur seizième anniversaire. Ils étaient jumeaux, bien qu’ils ne se ressemblaient aucunement. Avant qu’ils ne partent, leur mère les avait embrassé tous deux sur le front, leur souhaitant une bonne journée de chasse. Elle n’était pas inquiète car ils connaissaient bien les bois et ne risquaient nullement de s’égarer. Elle savait aussi qu’à cette époque de l’année les ours hibernaient encore, quant aux loups, les Montagnes Blanches n’en abritaient plus depuis longtemps.

             Ils quittèrent donc Belgador alors que le soleil ne s’était pas encore levé, prenant soin de s’habiller chaudement et d’emporter leurs larges bérets. En cette saison les journées étaient au mieux fraîches lorsqu’elles n’étaient pas tout simplement froides. Chacun avait également emporté un morceau de pain et une outre d’eau, et s’était armé d’un arc et de flèches.

             La pluie se mit à tomber peu après leur départ. Une pluie fine et froide. Mais les deux frères n’en avaient cure, leurs vêtements les protégeaient parfaitement des intempéries. Ils marchèrent ainsi longuement et s’enfoncèrent profondément dans la forêt, parlant peu et se contentant de communiquer par signes afin de se fondre parmi la vibration du monde.

             La mi-journée approchait lorsqu’ils trouvèrent enfin les marques qu’ils cherchaient. Autour d’un vieux chêne, la terre avait été soigneusement retournée et fouillée. Ils décidèrent alors de grimper dans un grand sapin se trouvant non loin. Ils se postèrent chacun sur une large branche dépourvue d’épines et restèrent aux aguets. Sans bouger. Sans parler. Guettant, au rythme du bruit  de la nature, les échos des animaux.

             Leur attente fut longue mais grassement récompensée. Un sanglier, qui eut la malchance de venir rechercher quelques glands sous le chêne, fut abattu de deux flèches dans le crâne. Il s’effondra sans même pouvoir lutter. Les deux frères l’attachèrent à l’aide de cordes afin de pouvoir aisément le traîner. Ils étaient satisfaits et heureux. Déjà ils imaginaient la joie et la surprise de leurs parents à leur retour au village.

             Ils prirent le temps de se restaurer et ne se décidèrent qu’ensuite à rentrer. Ils voulaient être de retour avant que la nuit ne prenne possession des lieux. Elle tomberait d’ailleurs d’autant plus rapidement que le ciel était particulièrement couvert. Ils savaient qu’il n’était jamais prudent, même pour de solides fils du peuple des Montagnards, de se trouver dans la forêt une fois la nuit tombée. Le froid, plus que les prédateurs, était un ennemi particulièrement redoutable.

             Alors qu’ils s’en retournaient au village, la pluie se mit à redoubler. Le vent se leva et le temps finit par tourner à l’orage. De violentes bourrasques les firent vaciller. Le poids du sanglier se faisait à présent plus pesant et ils avançaient difficilement. Fort heureusement leurs vêtements les maintenaient au sec.

             Orïn et Lömmb étaient encore loin d’être arrivés lorsque la foudre éclata soudain dans un grand fracas. Elle tomba sur l’autre versant de la colline au pied de laquelle ils se trouvaient à ce moment là. Un éclair intense illumina le ciel et fit trembler le sol. Ce premier impact fut aussitôt suivi de trois autres. Les détonations furent si violentes que les deux frères s’agenouillèrent et se couvrir les oreilles. Tandis que le son sourd du tonnerre se propageait lentement dans la forêt, ils échangèrent un regard inquiet. Sans qu’ils n’aient le temps de reprendre leurs esprits, la foudre frappa de nouveau à quatre reprises. C’était comme si les cieux leur tombaient sur la tête.

             Lorsque le chaos se fut tu, les jumeaux se relevèrent et s’armèrent de leurs arcs. Leurs mains tremblaient autant de froid que de peur, et il leur fallut plusieurs secondes avant d’arriver à encocher une flèche. Ils regardèrent en direction du sommet de la colline derrière laquelle la foudre venait de tomber. Mais il n’y avait rien à voir. Le sommet était encore loin et de toute manière l’épaisse végétation interdisait d’apercevoir quoi que ce soit. Ils hésitèrent un instant avant de finalement se décider à gravir la pente.

             Alors qu’ils progressaient avec prudence, un cri perçant et effrayant retentit et les fit tressaillir. Un cri tel que les deux frères n’en avaient jamais entendu. Il était si puissant que le vent et la pluie ne purent le couvrir.

             Orïn et Lömmb se regardèrent. Ils n’avaient nullement besoin de parler pour se comprendre. La peur venait soudainement de les figer. Le cri leur avait semblé venir de partout et de nulle part à la fois. Qui donc avait pu pousser un tel hurlement, s’interrogèrent les deux frères. Ils se demandèrent finalement s’il était bien prudent de voir ce qu’il y avait de l’autre côté de la colline.

             Tandis qu’ils méditaient sur la plus sage manière d’agir, Orïn attrapa brusquement le bras de son frère et lui fit signe de regarder sur la gauche. Lömmb ne vit tout d’abord rien, puis, après quelques secondes d’observation, il aperçut une forme indistincte au pied d’un arbre. Elle était en partie masquée par un buisson. Tous deux étaient sur leurs gardes. Ils savaient que ce ne pouvait être un animal.

             Ils approchèrent lentement. Retenant leur respiration. L’atmosphère était étrangement lourde. La forêt tout entière semblait être devenue hostile. Une inhabituelle tension s’empara d’Orïn et de Lömmb.

             Lorsqu’ils furent suffisamment avancés, ils découvrirent qu’en fait de forme indistincte il s’agissait d’un homme. Celui-ci gisait étendu sur le ventre et face contre terre, à moitié nu, ne portant que des lambeaux de vêtements. Orïn s’approcha le premier. Il fut épouvanté de constater que le corps de l’individu était entièrement couvert de plaies et d’entailles. Les jambes du jeune garçon faillirent le trahir et il dû s’agripper à une branche. Il lui sembla que son cœur, son estomac et tout son être étaient soudainement précipités dans un abîme. Une désagréable sensation de nausée apparut au fond de sa gorge qu’il réprima en avalant sa salive.

             Quand Lömmb s’approcha à son tour, il fut tout aussi horrifié que son frère. L’homme ruisselait de sang. Jamais auparavant il n’avait vu de telles blessures. Alors qu’il s’agenouillait près du malheureux, le vent apporta une nouvelle fois un cri tout aussi effrayant que le premier. Il portait en lui les stigmates d’une souffrance et d’une douleur particulièrement aiguë qui fit frissonner les deux frères.

             Orïn banda un peu plus son arc et scruta la forêt, ne pouvant empêcher ses mains de trembler. Son cœur battait tellement fort qu’il lui semblait l’entendre raisonner dans ses oreilles. Agenouillé près de l’inconnu, son jumeau lui lança un regard empli de peur. Orïn partagea son sentiment et lui fit signe de la tête de partir. Mais lorsque Lömmb posa sa main au sol pour se relever il fut violemment agrippé par l’inconnu gisant près de lui. Ce dernier releva soudainement la tête. Ses yeux étaient révulsés et du sang coulait de sa bouche.

             La frayeur s’empara alors de Lömmb qui ne put retenir un cri de panique. Il fit sursauter Orïn qui se prit le pied dans une racine et chût à ses côtés tandis qu’il se dégageait brutalement de l’emprise de l’inconnu.

 - Ils arrivent. Murmura ce dernier d’une voix rauque et faible.

             Retrouvant leurs esprits, les deux frères rampèrent à reculons du mieux qu’ils purent afin de s’éloigner de l’individu.

 - Ils arrivent. Fuyez. Répéta le malheureux.

             A cet instant le cri se fit alors entendre pour la troisième fois. Long et insupportable. Mais il se termina cette fois ci par un rire. Un rire dont on n’aurait su dire s’il était plus effrayant qu’angoissant. 

 - Ils arrivent, bredouilla difficilement l’homme.

             Il semblait terrifié.

 - Qui arrivent ? Demanda fébrilement Orïn.

  - Le Magicien… Commença d’articuler l’inconnu en crachant du sang.

 - Le Magicien ? Voulez-vous parler d’Igornay ?

 - Le Magicien… le Magicien est tombé… Ils arrivent.

 - De qui parlez-vous ? Insista Orïn.

 - Fuyez. Murmura-t-il dans un dernier soupir.

             Et il reposa sa tête sur le sol.

             Les deux frères échangèrent un regard apeuré. Ils se relevèrent énergiquement, tremblants de tous leurs membres, et fuirent à travers la forêt.

par Eussé publié dans : Manuscrit
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Présentation

Liens

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus